Pendant que le marché automobile fait grise mine, les camping-cars et les vans filent la route vers le succès. Mais qu’est-ce qui peut bien pousser les Français à troquer leur petite citadine pour une maison sur roues ? La réponse est au salon des véhicules de loisirs, où ça roule pour tout le monde.

Partir à l’aventure en van ou en camping-car, c’est un peu le rêve ultime de liberté. D’ailleurs, les fans de « vanlife » se ruent chaque année au salon des véhicules de loisirs (VDL), du 21 au 29 septembre à Paris-Nord Villepinte. Et pendant que les ventes de voitures neuves calment les ardeurs des concessionnaires, celles des camping-cars explosent, avec des sourires jusqu’aux oreilles pour les constructeurs français et allemands. Si le Covid nous a cloués à la maison, il a aussi fait naître des envies d’escapade. Résultat ? Depuis la pandémie, les ventes s’emballent et rien ne semble les arrêter.

Quelques chiffres pour donner le tournis : de janvier à août 2024, 19 301 véhicules de loisirs neufs ont été livrés, soit une augmentation de 10 % par rapport à 2023. Seul grain de sable dans l’engrenage : la bonne vieille caravane semble avoir moins la cote, avec une baisse de 2 % des ventes, bien que nos voisins allemands continuent de l’adorer.

Les camping-cars : les nouveaux chouchous des jeunes

Sur les stands du salon VDL, les fabricants sourient de voir débarquer une clientèle plus jeune. Acheter un appart, c’est devenu hors de prix. Alors, les jeunes couples préfèrent parfois un camping-car ou un van.

Les vans, plus compacts, cartonnent mieux que les camping-cars (10 705 contre 8596 unités de janvier à août). Leur atout ? Ils se faufilent en ville, passent sous les barres de parking et se garent presque aussi facilement qu’une Twingo.

Et si vous en avez marre des plages bondées et des locations hors de prix, le camping-car, c’est aussi la liberté d’aller là où personne n’a mis les pieds (ou presque). Les réglementations pour lutter contre le surtourisme existent, mais il reste encore pas mal de petits coins tranquilles. Et pour ceux qui aiment prendre un peu de hauteur, la tente de toit fait un carton.

L’inflation n’épargne pas les nomades

Malgré tous ces atouts, le camping-car n’est pas épargné par l’inflation. Même le marché de l’occasion prend l’ascenseur ! Sur Leboncoin, le prix moyen des annonces « caravaning » est passé de 23 300 € en 2019 à 34 200 € en 2023. Et oui, 47 % d’augmentation, c’est du lourd. La demande est forte, mais ces véhicules sont aussi de plus en plus équipés pour que les passagers voyagent dans un confort royal, tout en respectant les normes européennes.

En parlant de normes, bonne nouvelle à l’horizon pour les conducteurs. Aujourd’hui, on ne peut piloter que des camping-cars de moins de 3,5 tonnes avec un permis classique. Mais vu que ces maisons roulantes prennent un peu de poids, les législateurs européens pourraient bientôt relever la limite à 4,25 tonnes. Le Parlement européen a déjà donné son feu vert en février, mais il faudra encore attendre quelques années avant de rouler plus lourd (2027 ou 2028, patience !). Chez Barrat-Loisirs, nous saurons vous conseiller et vous orienter vers le véhicule le plus adapté à vos attentes et à votre budget.